1 avril, 2015

Journées du Patrimoine

 

Journées européennes du patrimoine au Château de Flamarens


Édition 2018

Samedi 15 et Dimanche 16 septembre 2018

Ouverture de 11h à 18h
entrée 3€

Événement culturel incontournable de la rentrée, les Journées européennes du patrimoine témoignent de l’intérêt des Français pour l’histoire des lieux et de l’art.

Associant initiatives publiques et privées, elles offrent l’occasion de faire connaître l’action des pouvoirs publics en collaboration avec les collectivités territoriales et les propriétaires publics et privés, et de présenter le travail de celles et ceux qui agissent quotidiennement au service de la connaissance, de la sauvegarde et de la mise en valeur du patrimoine.
Ces journées du patrimoine sont lancées chaque année le 3e week-end du mois de septembre.L’appellation Journées européennes du patrimoine devient officielle en France en 2000. Les premières Journées du patrimoine ont été lancées en 1984 par le ministère de la Culture français, à l’initiative du ministre Jack Lang, sous le nom de Journée portes ouvertes dans les monuments historiques, le troisième dimanche de septembre.
Le château de Flamarens s’associe à la manifestation dès sa première édition en 1984 et a depuis ouvert tous les ans avec succès ses portes au public à l’occasion de ces journées. Ces journées sont un moment privilégié permettant aux Français de visiter leur patrimoine national, monuments, églises, théâtres, châteaux, mais aussi des demeures privées, qui, habituellement, sont fermés au public ou peu fréquentés par lui.

 

Thème 2018 : L’art du Partage

Ce thème de la 35e édition des Journées européennes du patrimoine s’inscrit dans l”Année européenne du patrimoine culturel”, initié par la Commission européen.
Cette année permettra de promouvoir le patrimoine comme élément central de la diversité culturelle et du dialogue interculturel, de valoriser les meilleures pratiques pour assurer la conservation et la sauvegarde du patrimoine ainsi que de développer sa connaissance auprès d’un public large et diversifié.
Pendant toute l’année, des manifestations seront organisées dans toute l’Europe, accompagnées d’actions d’information, d’éducation et de sensibilisation.

L’Europe est mouvement. L’historien français Jacques Le Goff écrit dans sa préface du livre Visions d’Europe que « L’histoire est mouvement. Au sein de ce mouvement, l’Europe est construction. Elle se fait lentement, dans la longue durée, comme toutes les créations historiques d’importance. ».

Partager le patrimoine entre Européens lors des Journées européennes du patrimoine, c’est permettre aux citoyens de mieux comprendre ce qui les rapproche en partageant des valeurs communes historiques et esthétiques dépassant les rivalités et les irrédentistes identitaires. Ces Journées européennes du patrimoine doivent célébrer avec force la construction de la grande Europe du patrimoine, cent ans après la fin du premier conflit mondial et la chute des empires, qui a engendré une nouvelle Europe des États.

Ces Journées européennes du patrimoine s’intègrent dans l’Année européenne du patrimoine culturel 2018.

La plupart des pays européens partagent le même découpage chronologique fondamental : la Préhistoire et ses grandes périodes, l’Antiquité, le Moyen Âge, les Temps modernes et la période contemporaine. Dans cette chronologie partagée, la circulation des idées, des artistes et des architectes a permis la création d’un cadre de vie présentant bien des similitudes sur tout le continent européen.

Si l’existence des grottes ornées paléolithiques rassemble les Européens de l’Ouest, le mégalithique s’inscrit dans une révolution néolithique, venue d’Orient, progressant à travers toute l’Europe ; l’émergence des villes celtes, grecques, romaines et byzantines, aux confluents des routes commerciales maritimes et terrestres puis de la ville médiévale, engendrent progressivement de grands courants artistiques et architecturaux communs à de nombreux pays européens.

L’existence de ce patrimoine et de cette culture partagée, dont la langue latine a longtemps été l’un des ferments, de l’Antiquité au Moyen Âge et jusqu’aux humanistes, constitue un fondement de l’identité européenne, et donne aux citoyens européens le sentiment diffus d’appartenir à un même monde ; leur paysage quotidien se nourrit de repères patrimoniaux communs.

Les grands courants artistiques ont débordé les frontières des États, actuels ou anciens : l’Europe paléolithique s’incarne, entre autres, dans Lascaux et Altamira, l’Europe néolithique dans Stonehenge et Carnac, l’Europe gréco-romaine dans le Panthéon, le Colisée, le Pont du Gard ou le mur d’Hadrien.

Le coeur de l’Europe carolingienne est à Aix-la-Chapelle, et l’art roman rayonne très largement sur l’Europe méridionale, de l’Espagne à la Corse, pendant que le christianisme orthodoxe se déploie sur l’Europe orientale.

Les cathédrales gothiques sont particulièrement présentes en Allemagne, en France et en Grande-Bretagne, puis la Renaissance s’étend depuis l’Italie.

Vienne, Versailles, Rome, Prague, Rundale et jusqu’aux châteaux « néo » de Louis II de Bavière, voient s’épanouir et rivaliser splendeurs baroques et grandeur classique.

Au XXe siècle, de la Riga d’Eisenstein à la Bruxelles d’Horta ou à la Barcelone de Gaudi, et à la Vienne du Bauhaus à celle de Mallet-Stevens et Le Corbusier, l’Art Nouveau, l’Art Déco puis le Mouvement moderne marqueront à leur tour une grande partie des pays européens.

Mais cet héritage commun admet d’importantes variations régionales. Les formes architecturales, les courants picturaux ou statuaires se déclinent différemment entre les pays, en fonction des matériaux disponibles, du contexte économique et des influences politiques.

L’ardoise, la tuile, la terre, la pierre, les essences de châtaignes, les bulbes dorés, les différents types de pierre, la brique donnent leur caractère aux édifices civils et religieux des différents pays ou régions.

Ces différences se nourrissent parfois d’apports extérieurs en particulier d’Al Andalous : l’art mozarabe prolonge, en Andalousie, les vestiges du califat de Cordoue, et la présence de l’Empire Ottoman dans les Balkans imprime durablement sa marque dans le paysage. Cette architecture « importée » apporte une note orientale à certaines régions européennes.

Le thème des Journées européennes du patrimoine appelle donc à une réflexion sur ce que les éléments du patrimoine national présentent de commun, et de spécifique, par rapport au reste du patrimoine du continent.

L’Europe du patrimoine, c’est aussi, comment ne pas le rappeler, pour cette année du centenaire de l’armistice, l’Europe de la mémoire, des crimes contre l’humanité, des guerres et des réconciliations. Alésia, Agincourt, Pavie, Rocroy, Austerlitz, Waterloo, Sedan, Verdun, Auschwitz, Oradour, Varsovie, Coventry, Dresde, Mostar ou Sarajevo appartiennent, pour le meilleur et pour le pire, à notre patrimoine commun, et les témoignages matériels de ces conflits sont devenus des symboles de réconciliation et de paix entre les peuples européens. L’image de François Mitterrand et d’Helmut Kohl, main dans la main à Douaumont, près de Verdun, ou la visite du président allemand à Oradour-sur-Glane, en 2013, illustrent, entre autres, cette dimension mémorielle commune.

C’est encore l’Europe du sacré :

– avec ses cathédrales gothiques comme Chartres, Canterbury, Séville, Florence, Strasbourg et Cologne, ses abbayes au rayonnement européen, comme Cluny, Fontevraud, Coimbra ou encore son architecture byzantine, avec Sainte-Sophie de Constantinople et les églises du Kremlin à Moscou, le Mont Athos et les monastères des Rhodopes en Bulgarie ;

– avec ses synagogues et ses cimetières, en l’Europe de l’Est (Prague, Budapest, Vilnius, Cracovie, Berlin) et de l’ouest (Carpentras, Tolède…), repères de communautés vivantes ou témoignages douloureux d’une histoire faite de persécutions et d’expulsions ;

– avec ses mosquées et palais en Espagne, en Bosnie, en Macédoine ou à Istanbul, avec ses monuments de l’Europe hors d’Europe, comme la mosquée de Tsingoni, édifice du XVIe siècle récemment classé au titre des monuments historiques, à Mayotte.

L’Europe du patrimoine, ce sont enfin les monuments emblématiques de la démocratie et de la construction européenne : la cité antique d’Athènes, les vestiges de l’Europe romaine, répandus dans toute l’Europe en deçà du Danube, les palais des Empereurs carolingiens, puis des empereurs romains-germaniques, la Magna Carta anglaise, la salle du Jeu de Paume à Versailles, la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen et la Constitution polonaise de 1791, les chantiers navals de Gdansk (1981). En Allemagne, le château médiéval d’Hambach réunit, lors d’une grande fête, en 1832, le mouvement révolutionnaire allemand, mobilisé en faveur des droits fondamentaux et des libertés politiques, ainsi que pour la démocratie en Allemagne et en Europe.

Plus proche de nous, Bruxelles et Strasbourg se partagent l’essentiel des bâtiments symboliques de l’Union européenne et du Conseil de l’Europe : à Strasbourg, le palais de l’Europe, siège du Conseil de l’Europe depuis 1977, et dû à l’architecte Henry Bernard, la Cour européenne des droits de l’Homme, occupant depuis 1998 un bâtiment de Richard Rogers, et le palais du Parlement européen, oeuvre collective de 1998 ; à Bruxelles, le Berlaymont, siège de la Commission européenne, conçu par Lucien de Vistel et réalisé par Jean Gilson, André et Jean Polak en 1960, et le bâtiment Europa, siège du Conseil européen et du Conseil de l’Union européenne, oeuvre de Philippe Samyn and Partners, inauguré en 2016.

Participent aussi de cette catégorie des lieux de mémoire, comme les maisons des penseurs et des fondateurs de l’Europe, ouvertes au public : Hauteville-House, maison de Victor Hugo à Guernesey, la maison de Robert Schuman à Scy-Chazelle (57), celle de Jean Monnet à Bazoches-sur-Guyonne (78), celle d’Alcide de Gasperi à Pieve Tesino (Italie) ou celle de Konrad Adenauer à Bad Honnef (Allemagne).

Patrimoine commun, mais patrimoine divers : le patrimoine européen illustre la réalité même de l’Europe. C’est cette réalité que l’édition 2018 des Journées européennes du patrimoine illustrera, en cette année hautement symbolique pour les anciens belligérants de la Première Guerre mondiale, désormais unis, en Europe, autour d’un passé et pour un projet communs.

Cette année sera l’occasion :

  • de démontrer que le patrimoine est une ressource pour l’avenir, à travers les rôles qu’il joue au niveau social, éducatif, économique ainsi que dans les relations extérieures de l’Union européenne
  • de promouvoir le patrimoine comme élément central de la diversité culturelle et du dialogue interculturel
  • de valoriser les meilleures pratiques pour assurer la conservation et la sauvegarde du patrimoine
  • de développer sa connaissance auprès d’un public large et diversifié.

Depuis 1995, un ou plusieurs thèmes nationaux permettent de fédérer les initiatives locales, de mettre en lumière un aspect particulier du patrimoine et de structurer la communication de cet événement. Ces thèmes favorisent des ouvertures insolites et des animations particulières, renouvelant ainsi chaque année l’intérêt des visiteurs.

• 1995  : 100e anniversaire du cinéma – 10e anniversaire des CoRePHAE (Commissions régionales du patrimoine historique, archéologique et ethnologique) – Les parcs et jardins
• 1996  : Patrimoine et littérature – Patrimoine et lumière
• 1997  : Patrimoine, fêtes et jeux – Patrimoine industriel – Patrimoine et lumière
• 1998  : Métiers et savoir-faire
• 1999  : Patrimoine et citoyenneté – L’Europe, un patrimoine commun
• 2000 : Patrimoine du XXe siècle
• 2001  : Patrimoine et associations (dans le cadre de la commémoration du centenaire de la loi du 3 juillet 1901)
• 2002  : Patrimoine et territoires
• 2003  : Patrimoine spirituel – Le bicentenaire de la naissance de Mérimée – La restauration du Château de Lunéville
• 2004  : Patrimoine, sciences et techniques
• 2005  : J’aime mon patrimoine. Deux jours pour manifester son attachement au patrimoine
• 2006  : Faisons vivre notre patrimoine
• 2007  : Les métiers du patrimoine : des hommes et des femmes au service des biens culturels
• 2008  : Patrimoine et création
• 2009  : Un patrimoine accessible à tous.
• 2010  : Les grands Hommes – Quand femmes et hommes construisent l’Histoire.
• 2011  : Le voyage du patrimoine.
• 2012  : Les patrimoines cachés.
• 2013  : Cent ans de protection.
• 2014  : Patrimoine culturel – Patrimoine naturel.
• 2015 : Le patrimoine du XXI siècle, une histoire d’avenir

2016 : Patrimoine et Citoyenneté

2017 : Jeunesse et Patrimoine.

2018 : Année européenne du patrimoine culturel 2018, l’art du partage

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