
EXPOSITION
SHUB – Patrick Schlumberger
Sculptures dans le jardin du château de Flamarens
Dans le cadre de la visite guidée du château
Dans le jardin du château de Flamarens, les œuvres de Patrick Schlumberger s’inscrivent avec une évidence presque silencieuse. Elles dialoguent avec la pierre, les arbres, la lumière et le temps long du lieu, comme si elles avaient toujours attendu cet espace pour se déployer pleinement.

Formé à l’Académie Julian puis à l’ENS AAMA à Paris, Patrick Schlumberger est issu du monde exigeant des métiers d’art. Pendant de nombreuses années, il œuvre dans le champ de l’aménagement et de la décoration intérieure : restauration de moulages en staff pour des monuments historiques, création de cheminées, d’escaliers, d’agencements architecturaux. Un travail de précision, de structure et de mémoire, où la main sait respecter l’histoire tout en inventant des formes nouvelles.
Cette culture du bâti et de la matière marque profondément sa démarche artistique. Plus tard, son parcours évolue vers la conception et la production de mobilier contemporain, utilisant la découpe numérique et une large palette de matériaux – bois, zinc, résine, plexiglas. Membre des Ateliers d’Art de France, il expose dans de nombreux salons et lieux dédiés à la création à Toulouse, Paris, Lille, Bordeaux ou Marseille.
Mais progressivement, l’objet utilitaire cède la place à une recherche plus libre. Patrick Schlumberger franchit le seuil qui mène de l’artisanat à l’art. Il se consacre alors à la sculpture et à la mosaïque, développant un langage plastique personnel, à la fois rigoureux et poétique. Ses mosaïques de bois ou de papier, souvent construites autour du motif du pixel, interrogent notre perception du réel, la fragmentation de l’image et la manière dont le regard recompose le monde.
Dans le cadre de l’exposition SHUB, les œuvres présentées dans le jardin du château prennent une dimension particulière. Le motif géométrique, la répétition, la structure modulaire entrent en résonance avec le vivant : feuillages, sols, ombres mouvantes. Le pixel devient presque organique. La sculpture, pourtant construite avec méthode, se laisse traverser par l’imprévisible du paysage et des saisons.
L’exposition invite le visiteur à une déambulation sensible, entre art et nature, entre savoir-faire et liberté créative. Elle révèle un artiste pour qui la matière n’est jamais un simple support, mais un véritable langage, nourri d’expérience, de patience et d’un regard attentif porté sur le monde contemporain.
