
Néo-Staglia
Saxophone & Accordéon
Le dimanche 13 septembre à 16H30
Paul LAMARQUE & Maÿlis ARRAT
Mirages est un duo pour saxophone et accordéon, deux instruments modernes qui, chacun à leur manière, synthétisent l’héritage de nombreux autres.
Le saxophone convoque tour à tour le hautbois, le violon, la trompette, le violoncelle, le basson ou encore la voix humaine ; l’accordéon, selon les jeux déployés, peut évoquer l’orgue, un ensemble à vent, un ensemble à cordes, voire un chœur.
Par un travail approfondi sur les équilibres, les couleurs et les textures, le duo fait naître des sonorités inattendues, bien au-delà de ce que suggère la seule présence des instruments.
Le programme « Néo-stalgia » propose ainsi une relecture de musiques issues de passés plus ou moins lointains, à travers des œuvres emblématiques.
Le Concerto pour hautbois d’Alessandro Marcello, magnifié par la transcription et l’ornementation élaborée qu’en fit Johann Sebastian Bach, ouvre le concert par la richesse de son écriture harmonique.
L’Aria d’Eugène Bozza, compositeur français du XXᵉ siècle, rend hommage aux arias baroques et classiques en confiant au saxophone alto une expressivité proche de la voix humaine.
La célèbre Vocalise de Sergueï Rachmaninov, ultime pièce de son cycle de 36 mélodies, offre une seconde allégorie vocale, cette fois plus lumineuse, portée par le saxophone soprano.
Enfin, la Chaconne de Tomaso Antonio Vitali, revisitée par le violoniste Léonard Charlier, déploie un vaste thème et variations, insufflant une âme romantique à ce thème baroque et conduisant le concert vers une apothéose finale.
Conçu comme un programme d’hommage, Néo-stalgia se donne également pour ambition de faire découvrir l’accordéon classique, souvent méconnu du grand public. Deux œuvres originales, signées par le compositeur français Franck Angéliset le compositeur finlandais Petri Makkonen, s’inscrivent dans cette démarche.
Ces pièces contemporaines, inspirées de l’univers du compositeur et bandonéoniste Astor Piazzolla, s’intercalent harmonieusement entre les œuvres du duo, maintenant la tension narrative et la cohérence musicale de l’ensemble.
Tarif 20€
MAŸLIS ARRAT
Accordéon classique

L’accordéoniste toulousaine Maÿlis Arrat voue à son instrument une passion sans mesure. Après plusieurs prix internationaux, sa carrière s’accélère.
La passion de Maÿlis Arrat pour l’accordéon est née lorsqu’elle avait 4 ans sans qu’elle sache encore comment, vingt ans plus tard. Si dans sa famille, installée à Montgiscard, la musique et le chant sont bien présents, aucun proche n’est musicien professionnel ni accordéoniste. D’abord orientée vers le piano, elle parvient, à 8 ans, à force d’insistance, à convaincre ses parents de lui laisser le choix de l’instrument. Viviane Mauriac, qui enseigne l’accordéon à Escalquens, est son premier professeur.
Maÿlis Arrat poursuit sa pratique amateur jusqu’à son entrée, à l’âge de 15 ans, au Conservatoire de Toulouse en parallèle de ses cours au lycée Saint-Sernin, en option musique. Formée sur un accordéon à basses standard, elle passe alors à l’accordéon classique, dit « de concert », à basses chromatiques. « C’était comme si je devais réapprendre l’instrument mais d’un seul côté », se souvient-elle en témoignant aussi de sa découverte laborieuse puis heureuse d’un nouveau répertoire, baroque et classique.
À l’issue de son cursus, elle obtient son diplôme d’études musicales en 2022 et sort du Conservatoire de Toulouse et de Gennevilliers avec les félicitations du jury. D’une main, la jeune musicienne embrasse sa carrière d’interprète, de l’autre elle se forme à la langue des signes et au métier d’assistante sociale qu’elle exerce depuis deux ans et pour quelques semaines encore. À 24 ans, Maÿlis Arrat a décidé de se consacrer entièrement à son instrument.
PAUL LAMARQUE
Saxophone

Paul débute le saxophone à l’âge de 8 ans et étudie au CRR de Toulouse avant d’intégrer le Conservatoire Supérieur d’Amsterdam dans la classe d’A.Bornkamp. Il y suit à la fois une formation musicale et pédagogique et obtient un Master d’interprétation et un Master de pédagogie. Paul aime ouvrir sa pratique à différents répertoires et collabore avec de nombreux ensembles musicaux, allant du duo à l’orchestre symphonique, du répertoire
classique aux créations contemporaines.
En 2015, il fonde le quatuor de saxophone Pannonica avec lequel il enregistre le disque Danzarin consacré au tango traditionnel argentin. Il enregistre également la même année le Requiem de P. Burgan au saxophone solo.
Paul rejoint l’Ensemble Saxback en 2018 avec lequel il se produit en France et à l’étranger (Belgique, USA, Corée du Sud) et remporte le 2ème prix du Concours International de
musique de chambre M-Prize au Etats-Unis.
En 2020, il créé le Trio Rogue avec Tom Grimaud au piano et Antonin Pommel aux saxophones, une formation originale à géométrie variable qui propose des programmes innovants pour faire découvrir de nouvelles pièces au public.
Via ces différents groupes, il collabore régulièrement avec Les Concerts de Poche et participe à des concerts et des rencontres pédagogiques à travers toute la France.
Parallèlement à son activité de chambriste, Paul se produit également au sein de nombreux orchestres. Il participe à la production de L’Opéra de Quat’Sous de K. Weill avec Le Balcon à la Comédie Française en 2023, dans une mise en scène de Thomas Ostermeier ; il rejoint régulièrement les rangs du Toulouse Wind Orchestra et de l’Ensemble Nouvelles Portées ; il est également invité par de grands orchestres français tels que l’Orchestre Philharmonique de Nice, l’Orchestre National de Metz ou encore l’orchestre Les Siècles.
Son expérience en tant que professeur dans différents conservatoires français le conduit en 2022 à la création des Ateliers des Arts, une école indépendante et novatrice qui développe les échanges entre les arts vivants, visuels et plastiques tout en apportant un enseignement artistique de qualité hors des villes et en zone rurale.